Quelques mots sur l’état de la pratique de l’audiodescription
Les premières expériences formelles d’audiodescription ont eu lieu aux Etats-Unis dans les années ’70. Dans les années ’80, la méthode commença à s’y développer et depuis lors, elle y connait un succès croissant.
Fin des années ’80, la conquête de l’Europe débutait : l’Angleterre d’abord… et, dans les années ’90 : la France, l’Allemagne, l’Espagne et la Grèce entre autres. Depuis peu, la Pologne et d’autres encore entament le mouvement.
La Grande-Bretagne reste la référence absolue en la matière en Europe, que ce soit au niveau de la télévision, du film, des musées ou du théâtre (y compris l’opéra). Actuellement, 1/3 des cinémas offrent de l’audiodescription, 20% de la production télévisuelle et 80% des nouveaux films produits sont audiodécrits… Plus de 40 théâtres proposent régulièrement des représentations audiodécrites. On est très loin du compte dans les autres pays !
En France, l’Association Valentin Haüy et Accès Culture audiodécrivent films, opéras et pièces de théâtre à Paris et en province. Une centaine de films francophones sont disponibles en audiodescription…
En Belgique, l’association Les Amis des Aveugles organise depuis quelques années des séances Ciné-Club pour personnes déficientes visuelles, avec des films audiodécrits par ses soins. A la haute école de traduction et interprétation Artesis à Anvers, Aline Remael assure, depuis janvier 2008, des cours théoriques et pratiques d’audiodescription de films. Dans les musées belges, divers projets sont en cours, notamment au MAC’s et au Musée des Beaux Arts (programme Equinoxe).